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La Réunion

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L’île de la Réunion dotée d’une position stratégique extraordinaire de par ses volcans, ses falaises, ses cascades échevelées et sa jungle verdoyante est loin des clichés paradisiaques de l’Océan Indien.

La Réunion s’adaptera parfaitement pour les amateurs de randonnée plutôt que ceux du farniente. Cette île, voisine de Maurice est connue à la fois pour ses lagons enjôleurs mais aussi pour son charme pittoresque avec ses villages perdus entre des crêtes étroites, ses paysages lunaires et ses cascades sensationnelles. La Réunion est définitivement volcanique et montagneuse, elle s’accorde donc parfaitement avec les âmes sportives qui auront accès à la randonnée, nuit en refuge, deltaplane, rafting. S'ajoute à cet espace naturel à couper le souffle une culture originale, au carrefour de trois continents : Asie, Europe et Afrique.




Intitulé officiel
: département d'Outre-mer (DOM) français de l'île de la Réunion. Celle-ci est intégrée à l'ensemble politique et économique français. L'autorité administrative revient au Préfet, nommé à Paris. Le Conseil général et le Conseil régional sont élus au suffrage universel direct. Les DOM sont chapeautés au niveau national par le Secrétariat d'État à l'Outre-mer, rattaché au ministère de l'Intérieur. La Réunion est représentée au Parlement national par 5 députés et 3 sénateurs.

Localisation : la Réunion jaillit de l'Océan Indien à 800 km environ à l'Est de Madagascar. On peut diviser son relief en deux zones montagneuses :
- l'ensemble du piton des Neiges entouré par trois immenses cirques : Mafate, Cilaos et Salazie, occupe essentiellement la partie Ouest.
- le second massif, moins élevé, est centré autour d'un volcan particulièrement actif , appelé le Piton de la Fournaise qui se trouve au Sud-est.
Les Hautes Plaines s'étendent entre ces deux secteurs montagneux.
La Réunion est sillonnée de multiples ravines et de trois rivières plus importantes, qui s'échappent de chacun des cirques.

Capitale : Saint-Denis
Superficie : 2 512 km² (24 fois la superficie de Paris)
Population : 706 300 habitants

Peuples et ethnies : il n'existe pas de peuple "historique" sur l'île. Déserte lors de sa découverte par les Occidentaux, elle présente maintenant un mélange de population original avec près du quart des Réunionnais qui sont originaires du sub-continent indien, d’autres en minorité originaires de Chine ou alors descendant des esclaves arrachés aux rivages d'Afrique. Néanmoins, la plus grosse communauté est celle des Créoles avec 40%, car ceux sont les descendants des familles les plus anciennement implantées sur l'île et environ 6% de sa population est constituée de métropolitains.

Religion : Catholiques (94%), hindouistes, musulmans, bouddhistes (6%)



Histoire : 

1512 - Le navigateur portugais Pedro de Mascarenhas découvre l'archipel composé des actuelles îles de la Réunion, de Maurice et de Rodrigues.
1646 - Les Français bannissent à la Réunion - alors déserte - une douzaine de mutins de leur colonie voisine de Madagascar. Un navire les découvre vivants et plutôt satisfaits de leur sort trois ans plus tard, ce qui pousse la couronne de France à revendiquer officiellement l'île, rebaptisée Bourbon.
1685 - Peuplée de 260 colons, Bourbon est un repaire pour les pirates. La Compagnie française des Indes Orientales décide de mettre fin à leurs commerces illicites et prend le contrôle effectif de l'île.
1715 - Le café, introduit par la Compagnie Française des Indes Orientales, est la principale production de l'île. Les premiers plants de céréales, épices et coton sont importés quelques années plus tard. Ces cultures, qui exigent un travail intensif, sont à l'origine de la traite vers l'île Bourbon d'esclaves malgaches et africains.
1810 - Les Anglais s'emparent de l'île, sur laquelle ils introduisent la canne à sucre, qui ne tarde pas à supplanter les autres cultures. La Réunion (ainsi baptisée depuis la Révolution) est rétrocédée à la France cinq années plus tard.
1848 - Suite à l'abolition de l'esclavage, les riches familles de planteurs font venir sur l'île de larges contingents de travailleurs sous contrat, des Indiens notamment. L'âge d'or du commerce et de développement de l'île dure jusqu'à 1870. Par la suite, la concurrence de la canne à sucre des Caraïbes, de la betterave et l'ouverture du canal de Suez (qui court-circuite la Réunion sur les routes maritimes) portent autant de coups fatals à son économie.
1914/1945 - L'industrie sucrière connaît un regain au lendemain de la Première Guerre mondiale. Bref répit : la Seconde Guerre mondiale impose à l'île un sévère blocus.
1946 -Le passage du statut de colonie à celui de département d'outre-mer (DOM) vient au secours de l'économie réunionnaise. L'île gagne une quasi-égalité avec la métropole en termes politiques et sociaux et se libère de la dynamique selon laquelle une colonie doit rapporter davantage à la métropole qu'elle ne lui coûte. 
1987 -Le cyclone Clotilde cause plusieurs millions de francs de dégâts sur l'île.
1991 - Des émeutes anti-gouvernementales font 10 morts à Saint-Denis. Si la saisie des émetteurs d'une chaîne de télévision privée - Télé Free Dom - met le feu au poudre, ces événements révèlent le mécontentement d'une part de la population de cette île qui compte l'un des plus forts taux de chômage de France.
1997 -  Une éruption du Piton de la Fournaise voit des coulées de lave atteindre la route nationale près de Sainte-Rose.
1998 - Le Piton de la Fournaise entre dans l'une des phases éruptives les plus longues de son histoire. La colère du volcan ne fait heureusement pas de victimes.
2000 - La Loi d'orientation pour l'outre-mer (LOUM), qui institue dans les DOM un "congrès" aux pouvoirs limités, comprend de nouvelles aides à l'emploi dans un département où le taux de chômage est de 37%. La clause portant sur la création d'un second département dans le Sud de l'île, souhaitée par les élus de gauche, est retirée in extremis avant le vote de la loi.
2001 - En visite à la Réunion, le Premier ministre Lionel Jospin annonce que la division de l'île en deux départements sera mise en ouvre dans l'année, mais la perte par la gauche de plusieurs mairies importantes aux élections municipales risque de contrarier son souhait.
2002 - Le cyclone Dina provoque de sérieux dégâts sur l'île tandis que le Piton de la Fournaise poursuit ses coulées de lave.


Aujourd’hui : la Réunion importe près de 66% de ses besoins de la métropole. En contrepartie, elle exporte vers la France plus de 70% de ses productions.
La Réunion ne dispose d'aucune ressource minière et ses industries sont très réduites. Son agriculture repose pour une très large part sur la canne à sucre, peu compétitive. L'île produit par ailleurs de petites quantités de vanille, ainsi que des essences de vétiver et de géranium. La pêche est également très faible. L'économie réunionnaise, en résumé, dépend pour une large part de la métropole et des revenus du tourisme, qui vont croissant.



Arts, Religion et Culture
(coutumes, architecture…)

La Réunion présente un intéressant mélange de culture française au goût créole, ou de culture créole au goût français. Côté danse, le « séga » réunionnais diffère des versions seychelloises, mauriciennes ou malgaches par ses apports occidentaux. Côté théâtre, les troupes du Théâtre Vollard ou du Théâtre Talipot greffent des formes théâtrales occidentales sur la tradition créole. La peinture et la gravure sont peu représentées sur l'île.

Religion : la foi catholique imprègne profondément l'atmosphère de l'île, où des chapelles sont partout visibles. Les hindous et musulmans pratiquent également leur culte et de nombreuses villes voient se côtoyer une église, un temple tamoul et le minaret d'une mosquée. Dans les faits, nombre d'hindous participent également aux rites catholiques. La communauté sino réunionnaise est très discrète dans ses pratiques religieuses. Le culte de «Saint Expédit» a son importance également. Selon certaines sources, son origine remonterait à l'envoi sur l'île d'une relique expédiée par le Vatican. Le mot « expédit » (pour expéditeur) porté sur la caisse aurait donné son nom à ce culte qui s'apparenterait au vaudou. Badigeonnés d'un rouge vif évoquant le sang, les nombreux temples dédiés à Saint Expédit seraient en fait utilisés pour jeter de mauvais sorts.
C'est la communauté hindoue qui donne à l'île - au travers de ses rites religieux traditionnels - ses coutumes les plus marquantes.

Coutumes : au cours du « cavadee », les participants se percent les joues avec des épingles d'argent. Plus spectaculaire encore, le « teemeedee », on les voit marcher sur des braises incandescentes répandues sur le sol. Les villas créoles sont l'élément le plus distinctif de l'architecture insulaire. Elles se caractérisent par leurs « varangues » (vérandas ouvertes) et leurs « lambrequins » (frises en bois sculptées et ajourées) qui ornent leurs toits, fenêtres et avancées.

Fêtes et Festivals

Chaque localité un tant soit peu importante de l'île a sa fête annuelle, qui célèbre les produits locaux. Le miel vert se fête au Tampon à la mi-janvier ; la vanille à Bras-Panon mi-mai ; la canne à sucre à Sainte-Rose fin juillet ; les lentilles à Cilaos en novembre. Les amateurs de chouchou - légume également connu sous le nom de cristophine - se donnent rendez-vous à Hell-Bourg le premier week-end de mai ; les fanatiques des litchis, à Saint-Denis mi-décembre. Les goyaviers sont mis à l'honneur à la Plaine des Palmistes en juin et le safran, à Saint-Joseph en août.


Gastronomie

Les gourmets découvriront dans la savoureuse cuisine créole des emprunts aux traditions culinaires française, indienne, chinoise et créole. Un apéritif, par exemple, verra souvent des « samoussas » (petits pâtés farcis frits, d'origine indienne) côtoyer des « bouchons » (bouchées de porc cuites à la vapeur à la mode chinoise).
Le plat traditionnel est le « cari », ragoût parfumé dans la composition duquel entrent des tomates, des oignons, de l'ail, du gingembre et des épices. Poulet, canard ou encore poisson peuvent être cuisinés dans ce fond de sauce. Les caris sont invariablement accompagnés de riz blanc, de « grains » (haricots, fèves ou lentilles) et de « rougail » (un condiment épicé parfumé à la tomate, au citron, à la pistache). Ce pilier de la cuisine réunionnaise qu'est le « rougail saucisses » est cependant une exception à la règle : il ne s'agit en aucun cas d'un condiment mais d'un cari de saucisses fumées. Il en va de même du « rougail boucané », qui désigne un cari de viande de porc fumée. Le « cabri massalé » est un mélange d'épices indien qui reste au nombre des bonnes surprises de la cuisine réunionnaise.
Véritables institutions, les « rhums arrangés » sont obtenus en faisant macérer divers ingrédients dans du rhum blanc bon marché : herbes aromatiques, vanille, ananas, litchis, gingembre. Pratiquement chaque Réunionnais semble avoir sa propre recette. Les rhums arrangés peuvent être servis à l'apéritif ou comme digestifs.


Faune et Flore

Certaines régions de l'île ressemblent à un véritable jardin botanique. De la côte aux cimes, on rencontre les vacoas, les filaos, les forêts de bois de couleur (benjoins, bois de fer, catafailles, tans rouges, grands nattes.) puis les tamarins-des-hauts, variété d'acacia endémique. La Réunion présente par ailleurs une profusion de fleurs : orchidées, hibiscus, bougainvillées.

La faune insulaire a moins bien résisté à l'intrusion humaine que la flore. L'île bruisse cependant des cris d'un grand nombre d'oiseaux (merle blanc, paille-en-queue, tec-tec, papangue.) et abrite un petit animal ressemblant à un hérisson, originaire de Madagascar : le "tenrec". On y rencontre également quelques rares cerfs de Java, des caméléons et des geckos (localement appelés margouillats). La Réunion ne compte aucun animal dangereux ou venimeux. Les seules exceptions sont aquatiques : il s'agit du poisson-pierre (qui peut croiser le chemin des plongeurs) et de rares requins. Les fonds sous-marins qui bordent l'île sont fréquentés par les mérous, vieilles, chirurgiens, poissons trompette, cardinaux et autres poissons clowns. Le domaine des daurades coryphènes, espadons et barracudas s'étend plus au large.

Activités

Refuser de marcher à la Réunion serait aussi dommage que de s'abstenir de manger avec des baguettes en Chine! L'île propose des possibilités de randonnée accessibles à toutes les pointures. Le plaisir est d'atteindre des lieux inaccessibles autrement qu'à pied ou en hélicoptère, de partir à la rencontre des Réunionnais qui ont choisi de vivre dans les "mondes à part" des cirques ou encore de découvrir la diversité de la flore. Les amateurs de pêche au gros, de plongée ou de surf ne seront pas en reste. Ils devront mettre le cap sur Saint Gilles les Bains, où sont regroupés les principaux clubs.
Le relief et les côtes réunionnaises se prêtent enfin au canyoning, au vol à voile, au rafting, à la descente en eaux vives, au parapente, au VTT, à la spéléologie.



Comment s'y rendre
?

La Réunion est reliée par des vols directs (réguliers et charters) à la France métropolitaine, mais aussi à l'Afrique du Sud, au Kenya, à l'île Maurice, aux Seychelles, à Mayotte et à Madagascar. L'aéroport international Roland-Garros (ou Gillot) se trouve à 11 km environ à l'est de Saint-Denis. L'aéroport international de Saint-Pierre-Pierrefonds (à 5 km de Saint-Pierre), inauguré fin 1998, ne dessert pour le moment que l'île Maurice.

Air France
assure des vols vers la Réunion, au départ de Paris Charles de Gaulle. Un préacheminement au départ d'une ville de province peut-être envisagé. Le vol est sans escale.
Air Austral assure des vols vers la Réunion, au départ de Paris Charles de Gaulle. Un préacheminement au départ de province peut être ensisagé en TGV Air.
Corsair assure des vols vers la Réunion au départ d'Orly. Un préacheminement au départ de Lyon, Marseille, Toulouse et Nantes avec supplément est possible en TGV.
XL Airways, vols non quotiden. Vols directs au départ de Marseille.
Air Mauritius, avec escale à l'Ile Maurice. Un préacheminement est possible en avion avec Air France.




La meilleure saison
: Avant de partir, il faut prendre en compte la météo et l'affluence. Les randonneurs préféreront la saison sèche, d'avril à septembre. Les mois de mai et de juin, notamment, sont les plus indiqués pour profiter du climat et des paysages. Les vacances d'été et de Noël attirent quantité de touristes. Les périodes les plus calmes se situent en février et mars, c'est-à-dire durant la période cyclonique.


Comment circuler ?

Le réseau des "Cars jaunes" dessert une bonne partie de l'île. Ils circulent fréquemment sur la route littorale qui la ceinture. Les liaisons vers les hameaux de l'intérieur sont en revanche moins fréquentes.
Des taxis collectifs (on tient jusqu'à 8 dedans !) desservent les principales localités et les villages environnants.
De nombreuses agences proposent des véhicules en location. La plupart exigent que le conducteur ait au moins 21 ou 23 ans, possède son permis de conduire depuis plus d'un an, soit muni d'un passeport ou d'une pièce d'identité et loue le véhicule pour 2 ou 3 jours minimum.


A ne pas manquer :

SAINT DENIS : Au nord-ouest de l'île, la paisible Saint-Denis regroupe près de 20% de la population réunionnaise. La ville commence par séduire avec l'architecture de ses anciennes demeures créoles. Les plus belles élèvent leurs façades ornées de lambrequins et laissent entrevoir leurs superbes vérandas le long de la rue de Paris. A l'extrémité nord de celle-ci, le « Barachois » s'étend en bord de mer. Bordée d'antiques canons tournés vers le large, cette esplanade émaillée de cafés et de restaurants est le principal lieu de promenade de la ville. Le jardin de l'état se trouve à l'autre extrémité de la rue de Paris. Créé à l'initiative de la Compagnie des Indes, il renferme plantes odoriférantes, curiosités végétales et orchidées en grand nombre. Les quartiers de la Montagne et du Brûl dominent Saint-Denis. Une route spectaculaire mène au Brûlé, à 800 m d'altitude, d'où part la superbe randonnée vers le promontoire dominant les cirques de la Roche écrite

LE VOLCAN, Le piton de la Fournaise
: En le découvrant depuis la mer, les premiers explorateurs surnommèrent le sud de l'île "le pays brûlé". Le piton de la Fournaise, réputé être l'un des plus actifs volcans du monde, a en effet de quoi impressionner mais sa visite est sans danger. Le premier choc est celui de la plaine des Sables, étendue d'aspect lunaire correspondant à la surface maintenant bouchée d'un ancien et gigantesque cratère. Viennent ensuite les reflets argentés et moirés - tantôt ocre, tantôt noir mat - des flancs du monstre, puis la vue de l'impressionnant cratère Dolomieu. Le cratère Kappor, né au cours de la très longue éruption de 1998, est le dernier rejeton de ce turbulent volcan dont les colères sont canalisées par un enclos naturel dirigeant les coulées de lave vers la mer. Le petit musée ultra moderne de la Maison du Volcan, à la Plaine des Cafres, est l'occasion de tout apprendre et comprendre sur le piton de la Fournaise et la tumultueuse géologie réunionnaise.

LES CIRQUES :  Disposés comme les trois feuilles d'un trèfle, les cirques de Cilaos, Salazie et Mafate, sont incontestablement l'un des points forts de la Réunion. A l'origine, ce massif formait le cône d'un gigantesque volcan. Le relief que l'on découvre aujourd'hui, fait de crêtes et de vallées, est né de l'effondrement sur lui-même de cet ensemble géologique.

MAFATE, Découvrez Mafate et vous vivrez une expérience authentique et enchantée. Cœur de volcan délabré, le cirque de Mafate s'affiche comme un monde à part. Il est un écrin géologique dessiné par des remparts abrupts qu’une vue plongeante depuis quelques crêtes environnantes (Maïdo, Roche Ecrite, Cap Noir…) laisse deviner qu’il est inaccessible.
Seule la marche à pied permet d’y accéder par des petits sentiers de montagne ou en hélicoptère. Son caractère sauvage lui a valu d’être le refuge d’esclaves en fuite. La toponymie du cirque est là pour rappeler l'histoire des lieux. Aujourd’hui, malgré leur isolement physique, les habitants restent plus que jamais attachés à cette terre tourmentée, en vivant sur les petits plateaux, les îlets. Malgré un accès aux moyens modernes de communication, ils perpétuent des traditions. Sur leur lopin de terre, ils pratiquent la polyculture vivrière (fruits, grains, maïs, élevage, poulailler...). Loin de l'agitation des temps modernes, c'est dans la douceur et l'authenticité que les Mafatais accueillent les randonneurs dans ce qui est devenu la partie du coeur habité du Parc national, Bien du patrimoine mondial. Le plus grand village appelé "la Nouvelle" compte une seule école, l'électricité est fournit par le soleil, une boulangerie et des épiceries sont approvisionnés essentiellement par hélicoptère. La nature y est reine, elle explose à chaque détour d'un sentier balisé, les montagnes sont omniprésentes, les pitons ont des formes inimaginables, les ravines, cascades et forêts sont un vrai régal pour les yeux.

Accès : Mafate, dépourvu de routes, est doté d’un réseau dense de sentiers permettant la vie dans le cirque. La randonnée se pratique depuis des points d’entrée tels que la Rivière des Galets, le Maïdo, Dos-D’âne, le Taïbit (Cilaos) et le col des Bœufs (Salazie) où un parking gardienné permet le stationnement sécurisé des véhicules. 

SALAZIE 
Accessible par une unique route, le cirque de Salazie se délivre presque spontanément, au débouché des gorges de la Rivière du Mât. Le cirque Inscrit dans son intégralité au Patrimoine mondial par l’Unesco, est dominé par le Voile de la Mariée, l'une des plus belles cascades de l'île et d’autres chutes vertigineuses et immanquables. Son relief chaotique ne lui permet toutefois de se dévoiler que très progressivement en offrant ici et là des paysages surprenants modelés par une érosion digne de records mondiaux. Les précipitations abondantes qui arrosent la région alimentent de multiples cascades dévalant les remparts environnants. L'abondance de l'eau favorise la luxuriance de la végétation et permet quelques cultures typiques des lieux : cresson, chouchou...
Au centre du cirque trône l’imposant piton d’Anchaing (1352m), témoin d'un événement géologique original lui valant son intégration au Patrimoine mondial. Il doit son nom à un esclave ayant fui la servitude en se réfugiant sur ce promontoire isolé. Au détour de quelques chemins tortueux, un patrimoine culturel inattendu se révèle : architecture créole, îlets du bout du monde, mosaïque de paysages agricoles. Le cirque est historiquement une des trois portes d’entrée principale du cirque de Mafate. Il se résume à un écrin dont les remparts verdoyants sont une des facettes du parc national et du patrimoine mondial.

Accès : En venant de Saint-Denis, prenez la Nationale vers Saint-André, puis prendre la direction de la rivière du Mât et la RD 48 en direction de Salazie. De Saint-André, il ne faut que 20 minutes d’une route enchanteresse pour accéder au village. La route passe à travers des gorges couvertes de végétation d’où jaillissent de très belles cascades. Faîtes des pauses photos sur votre route, aux lieux-dits "Pisse en l’air" et "le Voile de la Mariée".

CILAOS
 vient du mot malgache tsilaosa signifiant le "pays que l’on ne quitte pas". Le cirque invite au voyage dans un monde bien différent des cirques de Mafate et de Salazie. Il est le plus peuplé des trois et forme le cœur battant de La Réunion. Son relief tourmenté de cirque délabré par l’érosion, est dominé ici plus qu’ailleurs par le massif du Piton des Neiges qui culmine à 3.071m d’altitude. Partie intégrante du Parc national, les remparts verticaux le délimitant, enserrent un monde étonnant où les habitants ont choisi de vivre sur de grands plateaux. Cilaos est accessible en voiture au terme d'une route magnifique mais extrêmement sinueuse avec ses 400 virages, ses hauts remparts, ses corniches. Ce village créole de haute montagne est doté d'un charme incomparable, d'un air pur et frais, d'une église blanche et bleue, d'un établissement thermal (le seul de l'île), d' îlets : îlet à Cordes, Plateau des Etangs, Bras de Saint-Paul, Palmiste Rouge, Bras-Sec. Près de 80 km de sentiers parsèment le cirque pour des balades à la Mare à joncs, à la Roche Merveilleuse, dans la forêt du Tapcal ; ou pour des randonnées au Piton des Neiges, le toit de l'océan Indien, au col du Taïbit vers Mafate.

Accès : La route, très sinueuse, grimpe inlassablement depuis Saint-Louis (faîtes un détour et visitez le Musée des Arts Décoratifs de l'Océan Indien) jusqu’au bourg de Cilaos. De cet axe, pénétrant le cirque jusqu’au pied du Piton des Neiges, sont desservis quelques lieux de vie isolés : Palmiste Rouge, Ilet à Cordes….

Le piton des Neiges, point culminant de l'île, dresse ses 3 069 m à l'intersection des trois cirques.

LES PLAINES : L’île volcanique présente une très grande diversité de paysages, y compris des plaines plus rurales en son centre. Elles cachent des forêts primaires, des cascades et des chemins qui invitent à la balade.

Une montagne posée sur l’océan. C’est le portrait robot de la Réunion. Et pourtant, elle n’abrite pas seulement des reliefs accidentés et des plages bordant l’azur. Sur ses hauteurs, se lovent de douces plaines. La seule route transversale de l’île en profite donc pour se frayer un passage. Elle relie Saint-Benoît, à l’est, et Le Tampon, à l’ouest, en traversant la Plaine des Palmistes et la Plaine des Cafres. La première est un plateau verdoyant, saupoudré de pâturages paisibles, pitons escarpés issus de l’activité volcanique, chutes d’eau rafraîchissantes et riche flore endémique. Une invitation à la promenade, comme sur les nombreux chemins de randonnée de la forêt de Bébour-Bélouve. Ou jusqu’à la cascade Biberon qui se jette du haut de ses 240 mètres dans un petit bassin, entouré d’une végétation luxuriante.

Les sentiers botaniques de la Petite Plaine et du Piton des Songes mènent à la découverte d’arbres aux noms originaux : bois maigre, bois de papa, bois de fer, bois de cannelle, bois de violon, bois de pomme, etc. La nature étonne mais l’architecture créole est aussi remarquable. Le Domaine des Tourelles, dédié à la promotion de l’artisanat régional, en est un très bel exemple. D’autres cases et jardins créoles sont regroupés dans un circuit aux alentours.

La Plaine-des-palmistes est réputée pour sa tranquilité, sa fraîcheur, ses goyaviers, ses balades, un endroit où il fait bon y vivre, un lieu de changement d'air le week-end.


LES PLAGES de la côte Ouest : La Réunion n'est pas le paradis des amateurs de farniente, qui lui préféreront l'île Maurice. Son littoral Ouest offre cependant quelques belles occasions de baignade dans l'océan Indien.
Saint Gilles les Bains, comme son nom le laisse entendre, est le lieu où goûter aux joies de l'eau. La localité est cernée par les plages de Boucan Canot - la préférée des Réunionnais - et celle des Roches Noires, plébiscitée par les surfeurs de tous poils.

Le PITON Maïdo
: Surplombant le village de la Petite France, sur les hauteurs de Saint-Gilles-les-Bains, le piton Maïdo offre un panorama exceptionnel sur le cirque de Mafate. Accessible en voiture, il domine de près de 1000 mètres le hameau de Roche plate, qui semble écrasé en contrebas au pied d'un majestueux rempart.
Seule ombre au tableau : le brouillard jette souvent son voile sur le spectacle.



Les excursions en hélicoptères :


- Survol des cirques de Mafate, Salazie, Cilaos, du Trou de Fer, du Volcan et des Plages.

Différentes formules sont proposées selon la durée et le prix. 
Voici quelques informations pratiques afin de vous permettre de mieux préparer votre voyage.

Formalités d’entrée - Santé :

Visa : les formalités requises pour entrer à la Réunion sont les mêmes que pour le reste du territoire français. Les ressortissants des pays membres de l'UE, les Canadiens et les Suisses peuvent y effectuer sans visa un séjour n'excédant pas trois mois. L'obtention d'une carte de séjour est obligatoire au-delà de ce laps de temps.

Santé : rares sont les dangers qui guettent le visiteur à la Réunion. L'île est préservée du paludisme et n'abrite pas d'animaux terrestres dangereux.



Décalage horaire
- Temps de vol : + 2 ou 3 heures par rapport à la France selon l'époque de l'année (GMT/UTC + 3 ou 4 h)


Pratique
- Poids et mesures
: le système métrique.
- Electricité
: la Réunion est alimentée en courant alternatif de 220/240 volts à 50 hertz. Les prises de courant murales sont prévues pour les fiches à 2 broches utilisées en France.

Monnaie - Change : Séjourner à la Réunion est relativement onéreux, les tarifs pratiqués étant proches de ceux de la métropole. Attendez-vous à débourser environ 22-30 euros pour une chambre double en chambre d'hôte, petit déjeuner inclus. Le tarif d'une double dans un hôtel de catégorie moyenne sur la côte atteint en revanche facilement les 60 euros. Bonne nouvelle : vous pourrez réduire votre budget en vous enfonçant vers l'intérieur de l'île, où un lit en dortoir dans un refuge de montagne revient à environ 10 euros. Côté table, comptez quelque 10 euros pour un plat ou un menu économique et environ 15 euros pour un repas complet. Plus économiques, les sandwiches, bouchons et samoussas sont proposés un peu partout sur l'île. Des distributeurs de billets (Visa, Mastercard, Cyrrus) sont bien implantés dans les localités principales et les banques proposent des opérations de change. Les principales cartes de crédit sont acceptées. Mieux vaut cependant se munir de liquide avant de partir dans les hameaux de l'intérieur de l'île. La TVA (9,5% à la Réunion) est comprise dans les prix indiqués et le service est inclus dans les notes de restaurants et cafés. Le pourboire est cependant le bienvenu. Très peu de commerces acceptent le marchandage.


Climat : Résolument tropicale, la Réunion compte deux saisons distinctes : un été chaud, pluvieux et cyclonique (octobre à mars) et un hiver frais et sec (avril à septembre). La côte Est, est de loin la plus humide. La moyenne des températures s'élève à 21°C en saison sèche et 28°C en saison humide. La présence de hautes montagnes pondère cependant cette présentation par trop simpliste du climat insulaire. Les moyennes de température en montagne n'excèdent pas les 12-18°C en saison sèche-humide et les hauteurs de l'île sont souvent couronnées de brouillard. Les cyclones menacent parfois la Réunion en saison chaude.


Langue - Lexique : Si le français est la langue officielle, le créole réunionnais est très communément parlé. Ce savoureux parler mêle au français des influences hindi, arabe ou malgache.

Vous entendrez sans doute souvent :
Aster : Maintenant
Fait noir : La nuit
Marmaille : Enfant
Moin : Moi
Ou : Toi/vous
Pied de bois : Arbre
Zot : Eux
Zoreil : Métropolitan
Oté! : Exclamation courante