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Les Antilles

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Volcans et cascades, falaises déchiquetées et caps tourmentés, campagne sauvage et grands fonds verdoyants, plages, criques et îlets de rêve, les Antilles offrent des paysages contrastés et variés qui permettent l'exercice de diverses activités propres à émerveiller les plus blasés
GUADELOUPE

Intitulé officiel du pays : département d’Outre-mer de la Guadeloupe
Préfecture de région : Basse-Terre
Superficie : 1 780 Km² (17 fois Paris)
Population : 448 713 habitants
Peuples et ethnies : Noirs ou Mulâtres (90%), Européens (5%) ; de nombreux Guadeloupéens originaires d'Inde du Sud et l'île compte aussi des Libanais et Syriens.
Langues : français (langue officielle) et créole.
Economie : agriculture (sucre et banane) et tourisme constituent les principales activités.

Quelques dates historiques:
- 14 novembre 1493: Christophe Colomb débarque à la Guadeloupe.
- 1636: autorisation de l'esclavage sur le territoire des Antilles françaises.
- 1664: la Compagnie des Indes occidentales, rachète la Guadeloupe.
- 1674: la Compagnie est dissoute, Guadeloupe et Antilles deviennent colonies françaises.
- 1759-1763: occupation de la Guadeloupe par les Anglais.
- 4 février 1794: l’esclavage est aboli en Guadeloupe (mais pas en Martinique).
- 1816: la Guadeloupe revient définitivement à la France.

Evénements à ne pas manquer
: fête de Sainte Bernadette, patronne des Grands Fonds Sainte-Anne, le 1er Janvier ; le Carnaval représente l'incinération et les funérailles de Vaval (roi du carnaval) se déroule entre le week-end et le mercredi des Cendres ; fête de l'abolition de l'esclavage, le 27 mai ; le festival Guadeloupe dans toute l'île (fêtes folkloriques, concerts...), en juillet et août ; tour cycliste de la Guadeloupe, du 1er au 10 août ; fête des Cuisinières à Pointe-à-Pitre, début août ; fête de Sainte Cécile, patronne des musiciens, avec concerts sur les places et dans les églises, le 2 novembre ; fête des Quartiers à Pointe-à-Pitre (concerts, bals...), en décembre.

Activités :
- La baignade ou le farniente : sur la côte Nord-est de Grande-Terre s'étirent de belles étendues de plages comme à l'Anse Maurice ou à la Porte d'Enfer. Sur la Basse-Terre, les plus belles plages se trouvent sur la côte nord.
- Le surf se pratique beaucoup d’octobre à mi-mai à Moule, Port-Louis et Anse Bertrand. En été, les vagues sont optimales à Sainte-Anne, Saint-François et Petit Havre.
- La planche à voile se pratique dans les lagons, notamment sur la côte sud de Grande-Terre.
- La plongée à Karukera ou "l'île aux belles eaux" est idéal mais on peut aussi découvrir les fonds avec des palmes, masque et tuba. Les sites se comptent par dizaines vers Malendure ou Deshaies mais d’autres restent encore sauvages comme celle au sud de Bouillante.
- La randonnée convient aux débutants et confirmés. De nombreux sentiers traversent la forêt vierge et des jardins botaniques. Le fameux GR1®, réservé aux marcheurs endurcis, traverse la Basse-Terre de part en part et les chutes du Carbet constituent une promenade facile.
MARIE-GALANTE

Les plus belles étendues de sable fin se trouvent ici, sur cette île située à 25 km de la Guadeloupe. Plages désertes et superbes paysages de campagne sont de véritables petits bonheurs. Au sud de l'île s'étend notamment la belle plage de La Feuillère suivie, à deux kilomètres, de la plage de Petite Anse tout aussi paradisiaque. Capesterre sur la côte sud-est, est un village adossé aux collines dont le panorama sur l'horizon est à couper le souffle.

LES SAINTES

Situées à 10 km au Sud de la Guadeloupe, les Saintes constituent un véritable Eden pour les amateurs des plages. Cet archipel miniature de 8 îles et îlots est ainsi baptisé pour avoir été repéré par Christophe Colomb début Novembre 1493. Pour honorer la Toussaint, il le désigna sous le nom de Los Santos. Deux îles seulement, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas sont habitées et rassemblent un peu plus de 3000 habitants. 

Terre-de-Haut : c’est ici qu’aux pontons de Maison-Blanche que les visiteurs débarquent en provenance de la Guadeloupe. A peine 6 km de long et 2 m de large, on en fait vite fait le tour. La vieux fort Napoléon a été construit en 1867 et ses pierres témoignent des batailles qui troublaient la quiétude des îles. Chaque été, le 15 Août, jour de la fête patronale des Saintes, les Saintoises sortent leurs plus belles tenues pour aller danser. Les Saintois sont pratiquement tous pêcheurs même si le tourisme leur fournit l’essentiel de leurs revenus. L’île est bordée de très belles plages de sable blanc, rarement bondées, vite accessibles depuis le petit port du village. Plusieurs sentiers de randonnée attendent les plus sportifs et permettent de traverser l’intérieur de l’île en escaladant le Chameau (314m).
Terre-de-Bas : moins fréquentée que sa voisine. Les bateaux y accostent rarement, et elle ne compte qu’un hôtel modeste. Surtout, sa géographie est moins séduisante, même si la plage de Grand Anse qui entoure le village principal est paradisiaque. Terre-de-Bas compte environ 1500 habitants, tous pêcheurs. Les autres îles des Saintes Grand-Ilet, Ilet-à-Cabrit, Roches-Percées, La Redonde, La Coche, Les Augustins, Le Pâté sont inhabitées mais leurs baies offrent des mouillages de rêve aux voiliers de passage.

LA DESIRADE

C'est l'île la moins visitée de l'archipel guadeloupéen. Pourtant, sa côte nord inhabitée, rocheuse et fouettée par les vagues, son paysage désertique et ses plages de la côte sud offrent un cadre idyllique. Bien qu'un peu ventée, les étendues de sable blanc de la Grande Anse, du Souffleur et de la Baie-Mahault représentent des aires de farniente ou de pique-nique bien agréables. Une heure de marche suffit pour grimper à Grande Montagne par le Chemin de Croix et avoir un aperçu de l'île. A noter qu'au nord de l'île se trouve l'une des fosses marines les plus profondes du monde.

Gastronomie : une grande cuisine antillaise enrichie par mille traditions culinaires. Quelques spécialités : les acras (beignets pimentés) d’oursin ou de morue, le boudin créole (porc pimenté, girofle), le crabe farci, le ragoût de porc ou de cabri, le blanc-manger (flan de coco). La gastronomie locale est constituée aussi de poissons grillés (vivanneau, thazar, thon, bonites), de marlin ou de requin, de crustacés (crabes, homards, langoustes, les palourdes, le chatrou : poulpe). Quelques épices pour aromatiser les plats : l'anis étoilé, la cannelle, les clous de girofle, le colombo: mélange d'épices à base de coriandre, de cumin, de curcuma, de piment et de gingembre, le safran : l'épice la plus chère du monde. Le marché antillais offre près de 75 variétés de fruits et légumes (gombos, igname, cristophine, carambole, patate douce, corossol, fruit de la passion ou maracudja, de nombreuses variétés de bananes et aussi : papayes, oranges, litchis, citrons verts, pamplemousses, fruits à pain, mangues, pommes-cannelle, sapotilles, ananas, noix de coco…Côté boisson la bière, le rhum local et les punchs (rhums, jus de fruits et canne à sucre) ont beaucoup de succès.
SAINT-MARTIN

Composé de deux parties inégales (Grande-Terre et Terres-Basses), reliées par deux étroit chenaux littoraux qui délimitent l'étang salé de Simsonbaai. L'île est couverte de collines calcaires peu élevées et culmine au pic du Paradis (425 m). L'intérieur des terres est aride, tandis que la côte, bordée de marais et de cordons littoraux, compte plus de 30 plages. La partie française comprend les trois cinquièmes du territoire au nord, la partie hollandaise occupe le sud et couvre d'anciens marais.

Intitulé officiel du pays : Saint-Martin
Statut administratif : Saint-Martin est une commune du département d'outre-mer de la Guadeloupe pour sa partie française, une municipalité des Antilles hollandaises pour sa partie néerlandaise.
Capitales : Marigot pour la partie française, Philipsburg pour sa partie hollandaise
Superficie : 53 km² (partie française) 34 km² (partie hollandaise)
Population : 29 000 habitants pour la partie française et 35 000 pour sa partie hollandaise
Peuples et ethnies : racines africaines et européennes
Langues : français et hollandais (les 2 langues officielles), créole, papiamento.
Religions : catholiques (95%), protestants, juifs et adventistes du septième jour
Economie : repose essentiellement sur le tourisme de luxe, qui s'est d'abord développé dans la partie hollandaise. Saint-Martin est un paradis fiscal où les boutiques hors taxes ont fleuri en zone hollandaise. La partie française propose des produits sans TVA.

Quelques dates historiques :
- 11 novembre 1493: C. Colomb découvre l'île le jour de la Saint-Martin.
- 1626: installation des premiers colons européens. Les Hollandais s'implantent à Little Bay, dans le sud, les Français dans la zone nord, dans la baie de l'Embouchure.
- 1648: les Hollandais et les Français signent un traité de partage.
- 1817: un traité de paix fixe les frontières telles qu'elles sont aujourd'hui. L'esclavage se développe.
- 1863: abolition de l'esclavage. Déclin de l'activité économique.
- 1995: l'ouragan Luis dévaste l'île et fait 6 morts.
- 1998: l'ouragan George endommage des installations électriques et téléphoniques.

Evénements à ne pas manquer : le carnaval, célébré deux fois : à la fois du côté français, durant la semaine du Mardi-gras, puis dans la partie hollandaise pendant tout le mois d'avril. Un village du carnaval est construit chaque année près de Philipsburg et devient le centre des défilés de chars à paillettes et à plumes, version sophistiquée et plus européenne que le carnaval du nord de l'île. Les fêtes de Noël où profusent des décorations dans les rues rappelant  l'importance de l'influence américaine sur l'île. La Heineken Regatta a lieu début mars, durant trois jours et trois nuits, 200 bateaux s'affrontent dans une course qui attire les plus grands noms de la voile internationale.

Activités :
-pratique de multiples sports nautiques : la voile et planche à voile, le surf se pratique plutôt en été, quand les vagues sont élevées, Guana Bay étant le meilleur spot de Saint-Martin. L'île réunit également les conditions optimales pour s'adonner à la plongée ou à la découverte des fonds avec simplement des palmes, un masque et un tuba, de l'îlet Pinel à Grand-Case en passant par l'anse Marcel.
-pratique de la randonnée sur quarante kilomètres de sentiers aménagés. L'un des itinéraires les plus populaires part du pic du Paradis et permet de rejoindre Colombier par la route des crêtes.


SAINT BARTHELEMY

Située à 25 km au sud de Saint-Martin et à 175 km au nord-ouest de la Guadeloupe. Les habitants ont opté pour une sélection par l'argent en adoptant des prix élevés et c'est une façon comme une autre pour tenter de préserver leur île. Paradis pour milliardaires, elle fait alors le bonheur d'un petit nombre d'amateurs de calme, de sieste et d'une nature jalousement préservée. Superficie : 1 704 km (Guadeloupe et dépendances).

Chef-lieu : Basse-Terre.
Population : 421 600 habitants
Densité : 248 habitants/km
Quelques dates historiques:
- Christophe Colomb baptise l’île du nom de Saint-Barthélemy en l'honneur de Bartolomeo, son frère. A l'époque, l'île est déserte: absence de rivière, collines bosselées.
- XVIIème siècle quelques paysans vendéens, normands et marins cultivent le tabac et l'indigo.
- en 1785, elle est baptisée Gustavia, hommage à son nouveau souverain, déclarée port franc.
- fin XVIIIème, les cultures de coton et d'ananas portent jusqu'en Europe la réputation de l'île. Mais des cyclones, épidémies, incendie de Gustavia, et effondrement des cours du coton mettent un terme à cette félicité.
- en 1878, le président Mac-Mahon ramène l’île à une république et en fait la plus récente des terres de France sur le continent américain.
- au lendemain de la 2nde guerre mondiale, des domaines sont achetés pour 3 fois rien par de grandes familles: Rothschild et Rockefeller. Quelques hôtels abondamment étoilés permettent désormais à tous ceux qui en ont les moyens de séjourner sur de petit paradis caraïbe.

Evénements à ne pas manquer : le carnaval ; à Pâques, (le vendredi saint), défilé de nombreuses processions vers les calvaires de Guadeloupe ; le 27 mai, fête de l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage ;  le 21 juillet, fête Victor Schoelcher qui contribua à l'abolition de l'esclavage ;  proche du 10 août , la fête des Cuisinières, à Pointe-à-Pitre ; le 24 août, fête de la Saint-Barthélemy, prétexte à de nombreuses manifestations nautiques et folkloriques ; illumination par des bougies placées autour des tombes fleuries pour la Toussaint.

Activités :
- farniente pour ses 22 plages, attention le nudisme y est interdit. On distingue les plages au vent, à l'Est, et les plages sous le vent, donc abritées, à l'Ouest.
-activités nautiques surtout la plongée de surface qui est très accessible à l'Anse de Colombier ou Shell Beach, à quelques mètres de Gustavia.


MARTINIQUE

Baignée à l'ouest par la mer des Antilles et à l'est par l'océan Atlantique, la Martinique est, en superficie, la deuxième île des Antilles françaises, après la Guadeloupe. Dans le Nord de l'île se détache un massif montagneux dominé par la fameuse montagne Pelée (1 397 m), volcan en activité. Le Centre est dominé par un paysage de plaines, tandis que des collines s'étirent dans le Sud. La côte dentelée se découpe en baies profondes et en criques. Les amateurs de forêt tropicale humide trouveront leur bonheur sur un gros tiers de la Martinique.

Intitulé officiel du pays : département d'Outre-mer de la Martinique
Capitale administrative : Fort-de-France
Superficie : 1 128 km² (10 fois la superficie de Paris)
Population : 432 900 habitants
Peuples et ethnies : Africains et Afro-Européo-Indiens (90%), Européens (5%) et une petite communauté de Syriens et de Libanais.
Langues : français et créole
Religions : catholique à 90 % et hindouistes.
Economie: agriculture (banane, canne à sucre, betterave, productions vivrières) et tourisme.

Quelques dates historiques:
-
De 650 à 950 : premières migrations caraïbes en provenance du bassin de l'Amazone.
- 15 juin 1502 : Christophe Colomb débarque en Martinique.
- 1635: la Martinique devient une colonie française.
- 1674 : la Martinique comme les Antilles deviennent colonies françaises.
- 27 avril 1848 : abolition de l'esclavage.
- 8 mars 1902 : éruption du volcan de la montagne Pelée provoque la disparition de la ville de Saint-Pierre et de ses 30 000 habitants.

Evénements à ne pas manquer : en février-mars, le carnaval de la Martinique ; le 8 mai, à Saint-Pierre, la commémoration de l'éruption de la montagne Pelée donne lieu des animations culturelles et musicales ; en décembre, le Carrefour mondial de la guitare (années paires) et les Rencontres internationales de jazz (années impaires) ; mi-juillet, le Tour de la Martinique, course de vélo ; début août, le Tour des Yoles rondes, course de voiliers traditionnels ;  mi-novembre, un semi marathon, autour de Fort-de-France.

Activités :
- farniente ou baignade le long de la côte Sud Ouest de la Grande-Anse aux Salines.
- activités nautiques : plongée dans la région de Saint-Pierre, le Sud-ouest  (Trois-Ilets et Diamant) et le Sud-est (Saint-Anne), canyoning ; 
- activités sportives : randonnée avec le sentier le plus réputé de l’île menant de Grand-Rivière au Prêcheur et à la montagne Pelée, VTT.
- les combats de coqs sont fort prisés des Martiniquais. Se renseigner auprès des syndicats d'initiatives pour trouver l'adresse du pitt (arène) et la date des combats.

SAINTE-LUCIE

L’île propose un large choix d’activités : sports nautiques : plongée, canyoning, surf, planche à voile, randonnée, VTT, équitation, quad ou le farniente.

Nord de Sainte-Lucie
- Le Pigeon Island National Park et l’histoire de la conquête de l’île à l’époque des pirates.
- La chaude ambiance du fameux “Jump up” à Gros Islet
- La vie nocturne de Rodney Bay et une nuit dans l’un des hôtels de luxe donnant sur la plage
- Les plages de Reduit et de Causeway, idéales pour le farniente et les sports nautiques. Mais aussi, les plages du Nord-Est pour leur côté sauvage.
Sud de Sainte-Lucie
- Marigot, sa minuscule baie et son ambiance de bout du monde
- Soufrière, les imposants Pitons vus depuis la plage de Jalousie, les étonnantes fumerolles sulfureuses du volcan, la quiétude et la fraîcheur des jardins botaniques, la vie d’une ancienne plantation à Morne Coubaril Estate, point de départ d’une belle randonnée pédestre ou équestre.
- Vieux Fort, la séparation des deux mers depuis le mont Moule à Chique, la longue plage d’Anse de Sables et la visite de la Maria Islands Nature Reserve
- La côte orientale, son caractère sauvage, les jardins botaniques de Mamiku et la découverte en quad d’une plantation encore en activité.


Arts, religion, culture
Religion : le catholicisme est la principale de la religion des Antilles, fortement influencée avec la conquête espagnole. La plupart des habitants des Antilles sont chrétiens à 95%, essentiellement catholiques. La pratique religieuse fait l’objet d’une impressionnante ferveur. Les Antillais réservent aussi un étonnant succès aux chapelles minoritaires et autres sectes religieuses comme (les témoins de Jéhovah, scientologues…) Quelques rites d’origine indienne subsistent malgré l’intégration religieuse des anciens coolies, en particulier la fête du mouton, à la Martinique et Guadeloupe. En revanche, juifs et musulmans demeurent très minoritaires. Toutefois, les religions « officielles » cohabitent joyeusement avec d’autres croyances pour la plupart héritées des ancêtres africains. La plus célèbre est le vaudou qui privilégie le contact avec le monde des esprits.

Musique et danse : les Antilles sont le pays de la musique. On retrouve de nombreux instruments et danses célèbres comme le biguine, calypso, valse latente, zouk, reggae, mambo, salsa, rumba, merengue. La musique locale est à base de percussions, tambours ou batteries. Le jazz, puis le reggae lui ont donné sa renommée internationale. Zouk machine, Malavoi, Tonton David ou la compagnie créole, tous originaires des Antilles ont depuis longtemps conquis  l’Amérique. Outre les danses, généralement d’une grande sensualité, qui accompagnent chaque musique.
Peinture : elle tient une place essentielle aux Caraïbes. De nombreux artistes viennent aux îles, comme le fit Gauguin, trouver lumière et inspiration. Les peintres haïtiens ont inventé la naïveté tropicale, toute de couleurs vives.

Littérature : elle s’est longtemps heurtée au problème de la langue. Les Antilles françaises ont été le porte-drapeau d’une littérature caraibe revendiquée. Avec Aimé Césaire, poète de la négritude, Joseph Zobel, auteur de la Rue Cases-Nègres, Edouard Glissant, dont la Lézarde obtint le prix Renaudot en 1958, Simone Schwarz-Bart, qui signa Pluie et vent sur Télumée Miracle, Saint John Perse, enfant de Guadeloupe et Nobel de littérature en 1960.

Fêtes et festivals : les Antilles respectent toujours les fêtes de la République. Elles y ajoutent la célébration de l’abolition de l’esclavage (27 mai), les fêtes patronales des villages et le carnaval qui débute généralement le week-end qui précède mardi-gras. Il s’agit de la plus grande fête populaire des Antilles Françaises. Défilés et concerts se déroulent principalement en Martinique et Guadeloupe.

Faune et flore:
Flore : avant d’être colonisées, les Antilles Françaises étaient couvertes d’une abondante forêt tropicale. L’érosion et l’installation des Européens ont eu raison de cette végétation primitive, que l’on retrouve peu sur les hauteurs. En terme de nature Guadeloupe et Martinique offrent deux portraits comparables. Gommiers, fromagers géants, fougères arborescentes, acajous, lianes et bouquets d’orchidées sauvages balisent la promenade des aventuriers.  Dans les régions cultivées dominent la canne à sucre ainsi que les cocotiers. Les agriculteurs cultivent par ailleurs la banane, l’ananas, la mangue, le pamplemousse, l’avocat, le cacao et le café. Le long des routes fleurissent les bougainvillées, les hibiscus, les frangipaniers, les orchidées et mille autres espèces. En bordure de côte, la mangrove pousse à l’état sauvage.
Faune : la principale richesse animale des Antilles Françaises est, bien entendu marine. Certains sites comptent parmi les plus réputés de la planète auprès des plongeurs et amateurs de pêche au gros. Espadons, requins, tortues, thons, barracudas…sont nombreux aux larges des îles. A proximité du récif de corail, la population sous-marine comprend des langoustes, oursins, poissons-perroquets, hippocampes, bonites, coffres… Sur terre, grenouilles, crapauds et grillons sont omniprésents la nuit et même les moustiques ! Pélicans, frégates, fous, mouettes, pétrels, pailles-en-queue nichent en bord de mer, alors que les colibris, merles et autres oiseaux-mouches se partagent l’intérieur des terres. Les lézards, margouillats et iguanes occupent aussi ce sol. Dans les forêts, on retrouve quelques serpents et araignées.


Comment s'y rendre :
Air France assure des liaisons quotidiennes vers Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Saint-Martin.
Corsair assure des liaisons quotidiennes au départ de Paris, le lundi pour un départ de Nantes et le mercredi pour un départ de Toulouse vers la Martinique. Corsair assure aussi des liaisons au départ de Paris tous les jours, le mardi au départ de Nantes et le mercredi au départ de Brest vers la Guadeloupe.
Air Caraibes assure des liaisons quotidiennes au départ de Paris vers la Martinique et la Guadeloupe.
D’autres compagnies desservent les Antilles Françaises avec une escale KLM (escale à Amsterdam) pour Saint-Martin.
Continental Airlines (escale à Newark) pour Saint-Martin. Il existe de nombreux vols charters au départ de Paris et de la province.

Temps de vol : 8h30



Compagnie Villes de Départ Jour de départ
Paris
Jour d'arrivée
Antilles
 Jour de départ
Antilles
Jour d'arrivée
Paris
Air France Paris quotidien quotidien quotidien J+1
Air Caraïbes Paris quotidien quotidien quotidien J+1
Corsair Paris
quotidien quotidien quotidien J+1

Il existe de nombreux pré-acheminements au départ des principales villes de province. Beaucoup sont gratuits (Selon conditions, nous consulter).
Les plans de vols sont donnés à titre indicatif et sont susceptibles d'être modifiés.

Les tarifs indiqués sur les différents hébergements "de ... à ..." incluent les vols internationaux, les transferts ainsi que 7 nuits. Ces tarifs représentent le prix d'appel de l'hôtel en basse saison. Ceux-ci vous permettant de mieux appréhender le coût de chacun des hôtels.
Nous vous invitons à nous contacter afin d'établir ensemble votre programme ou de créer vous même votre voyage avec notre système de réservation en ligne.


La meilleure saison
Situées au sud du tropique du Cancer, les Antilles françaises sont soumises au climat tropical, qui distingue deux phases. La saison sèche (ou carême) a lieu de Novembre à Mai. Chaleur constante (25°C) que la brise des alizés rend très agréable, pluies rares, sous forme de brèves averses qui rafraîchissent bien, c’est la saison préférée des vacanciers! La saison des pluies court entre Juin et Octobre. Les averses sont alors quasi quotidiennes et souvent généreuses. La chaleur est alourdie par l’humidité ambiante. Cette période est celle des éventuels cyclones. Par chance, les terres habitées sont souvent épargnées. Certains, hélas, frappent : les vents, qui peuvent souffler jusqu’à 200km/h, occasionnent des dégâts considérables. Contrairement à l’idée reçue, la saison des pluies n’est pas synonyme de vacances gâchées. La nature vivifiée, les ciels lourds qui alternent avec des bleus profonds, le renouveau des torrents et cascades des forêts agrémentent assurément le séjour.

La Durée : 
7 jours est la durée minimale d’un séjour aux Antilles, pour un laps de temps si court, l’aspect balnéaire est privilégié sur la destination. 
14 jours est la durée idéale pour découvrir une île ou bien effectuer un combiné de 2 à 3 îles (Par exemple : Guadeloupe + Martinique).
Comment circuler ?
Dans les îles taxis et bus assurent des liaisons entre les différents villages. Les tarifs des taxis sont comparables à ceux de la métropole. En revanche, les bus sont particulièrement bon marché. En avion, plusieurs compagnies aériennes assurent les liaisons entre les différentes îles des Caraïbes (Air France, Air Guadeloupe, Air Martinique). Attention la franchise de bagages peut être limitée à 10 kg par passager.
Les navettes aériennes entre Saint-Martin et Saint-Barthélemy sont fréquentes et le vol dure 10 minutes. La Guadeloupe est à 45 min de vol de Saint-Barthélemy en vol direct. Au départ de Saint-Martin, on peut se rendre à Saint-Barthélemy en ferry. L’aller-retour coûte environ 60 €.
La location de voiture est une pratique courante et facile puisque toutes les compagnies ont des bureaux à l’aéroport, en ville et dans les grands hôtels. Attention, en haute saison, il est recommandé de réserver longtemps à l'avance.


A ne pas manquer à la Guadeloupe
Pointe-à-Pitre
plus grande municipalité de l'île, la petite ville se parcourt facilement à pied. Elle est délimitée au Nord par deux boulevards et à l'Ouest et au Sud par le port et l'océan. Le centre principal est la place de la Victoire, grand espace vert planté de hauts palmiers, bordé de cafés, de manguiers et de la sous-préfecture. La meilleure façon de découvrir Pointe-à-Pitre c'est de faire le tour de ses marchés ceux de Mam Reo, de la Darse et le marché couvert (épices, poupées créoles et punchs artisanaux) sont à ne pas manquer.
Le parc national de la Guadeloupe est à découvrir en empruntant le sentier qui mène à la Soufrière. Véritable forêt paradisiaque avec des ruisseaux, des bananeraies. Du sommet, le panorama est superbe mais les vents sont violents! Ne pas oublier la Maison du Volcan : l'exposition permanente consacrée à la volcanologie et aux éruptions de la Soufrière et de la montagne Pelée.
Terre-de-Haut
C'est la plus grande des îles qui composent l'archipel des Saintes. Son paysage est composé de hautes collines, de baies profondes, et de magnifiques criques qui en font un havre de paix. Le Bourg est un charmant village, aux rues étroites bordées de maisons typiques.

A ne pas manquer à Saint-Barthélemy

Gustavia : Wall House, le fort Gustave, l'anse de Grand Galet (plongée et baignade) et de nombreux spots de plongée tout autour de Gustavia.
Saint-Jean : Excursion au col de la Tourmente.
De Lorient à Grand-Cul-de-Sac : l'église, le cimetière et l'école, Marigot, l'anse Maréchal, Grand-Cul-de-Sac et Grand-Fond: baignade, planche à voile et plongée.
Salines : L'anse de Grande-Saline, excursion à Gouverneur.
L'anse des Flamands : Balades à pied et à cheval
Colombier : L'anse de Colombier, plongée, la table d'orientation
Corossol : Saint-Louis, Inter Oceans Museum


A ne pas manquer à Saint-Martin
Marigot :
possède une ambiance cosmopolite. Au sud de la ville, la marina de Port-la-Royale et ses boutiques de luxe attirent une clientèle aisée depuis peu. Le musée de Saint-Martin retrace l'histoire de l'île. Le quartier de la place du marché avec ses melons, bananes et fruits tropicaux, situé sur le port propose un spectacle pittoresque. Près de là se trouve le Fort Saint-Louis (ou Fort Marigot), vieille bâtisse du XVIIIe siècle qui domine la ville et offre un superbe panorama sur la baie.
Le pic du Paradis : point culminant de l'île (425 m), situé à 3,5 km de Marigot. Outre la vue superbe, c'est également le point de départ de plusieurs sentiers de randonnée pour se rendre à l'étang aux poissons, la vallée verdoyante de Colombier ou les marais salants de Salt Pond.
Grand-Case : deuxième localité française après Marigot, village charmant. Ses petites maisons en bois, ses jardins fleuris d'hibiscus et sa belle plage de sable fin en font un lieu de séjour agréable et authentique.
Cul-de-Sac : petit hameau au Nord Est de l'île. Il permet d'explorer l'anse Marcel, la plus belle baie de Saint-Martin, véritable port naturel. C'est également l'endroit d'où partent les bateaux en direction de l'îlet Tintamarre, île peu fréquentée où les fonds marins raviront les plongeurs.
Basses Terres : situées entre les parties françaises et hollandaises, elles sont composées de baies et de plages séparées par l’étang de Simsonbaai. Les plus beaux paysages de la baie Rouge sont la grotte sous-marine du Trou à Diable, la falaise aux oiseaux, la pointe Plum, la baie Longue et la Cupecoy Beach, (succession de criques dominées par les falaises roses).
Philipsburg  s'organise autour de deux rues principales : Frontstreet et Backstreet, tandis que Wathey Square regroupe la majorité des boutiques destinées aux touristes. Mélange de maisons colorées traditionnelles, petites églises blanches et hôtels de luxe. A visiter, le Sint Maarten Museum avec ses collections reflétant la culture de l'île ; les ruines du Fort Amsterdam, au Sud-est, qui offre une agréable vue ;  le zoo et le jardin botanique.
Oyster Pond : petit port de plaisance sauvage, situé à la frontière franco-hollandaise. A voir, au Nord-est de la baie des îlots de rochers vierges, habités par quelques cactus et également la plage de Dawn Beach aux eaux calmes turquoises.


A ne pas manquer à la Martinique
Fort-de-France
: agglomération la plus importante des Antilles françaises (150 000 habitants). La cité devint la capitale économique et culturelle de l'île après l'éruption de la montagne Pelée qui raya Saint-Pierre de la carte en 1902. Construite sur une plaine marécageuse, la ville et son port offrent un cadre animé que vient tempérer La Savane, vaste parc aux arbres centenaires et aux bosquets de bambous. Avec son style néo-byzantin la Cathédrale Saint-Louis, est l'un des sites les plus remarquables de la ville. La bibliothèque Schloelcher est un superbe édifice, haut en couleur, surmonté d'une coupole byzantine. Les marchés constituent également des lieux incontournables.
Saint-Pierre : située sur la côte, à 7 km au sud de la Montagne Pelée, ancienne capitale économique de la Martinique, qu'on surnommait à l'époque le "Petit Paris des Antilles", porte encore les stigmates de l'éruption volcanique. Dans la ville, on retrouve des ruines et notamment celles de l'ancien théâtre, le musée vulcanologique, Aujourd'hui, Saint-Pierre compte 6 000 habitants, soit un cinquième de la population d'avant l'éruption, qui tua 30 000 habitants.
La route de la Trace (N3) : itinéraire qui traverse les régions montagneuses du Nord de l'île. Cette route au cœur de la luxuriante forêt tropicale (hautes fougères arborescentes, anthuriums et épaisses touffes de bambous) permet d'admirer les pitons du Carbet, pics d'origine volcanique couronnant la montagne, et de suivre la voie ouverte au XVIIe siècle par les jésuites. Sur la route, se dresse ainsi notamment l'église de Balada, réplique en miniature de la basilique du Sacré-Cœur de Paris. Plus loin le jardin de Balada est un merveilleux parc botanique composé de multiples allées qui sillonnent parmi une multitude d'essences d'arbres et de fleurs (gingembre, héliconies, bromélies...).
Grand-Rivière : authentique village de pêcheurs, niché au pied des falaises. Au sud, la montagne Pelée, aux contours déchiquetés, s'élève tandis qu'au nord, un beau panorama sur la Dominique, l'île voisine. La route s'arrête face à la mer, à proximité d'un marché aux poissons.
Anse Noire et Anse Dufour : séparées par un promontoire rocheux, ces deux anses offrent deux très belles plages de sable noir très peu fréquentées. Ce sable, qui doit sa couleur à son origine volcanique. Ces plages représentent par ailleurs des lieux très appréciés par les amateurs de plongée libre. Plus loin, Grande-Anse, est une autre belle plage pour les amateurs de plongée, bordée d'embarcations aux coloris éclatants. En allant vers le sud de Grande-Anse, on trouve le rocher du Diamant, haut de 176 m. C’est un îlot volcanique situé au large de la pointe sud-ouest de la Martinique, véritable paradis des plongeurs et des oiseaux marins.
Sainte-Anne : village le plus méridional de l'île, en bordure de mer, dans un cadre ravissant.  Les environs s'ornent de belles plages, dont celle des Salines. Les formations rocheuses qui abondent à proximité en font un lieu privilégié pour la plongée libre.

 


Formalités d’entrées :

Visas
: pour les Français et les ressortissants de l'Union européenne, la carte d'identité suffit. Les Suisses, Canadiens et Américains devront se munir d'un passeport en cours de validité. Pour les autres nationalités, la réglementation est la même que celle en vigueur pour entrer en métropole.

Santé : pas de problèmes particuliers. Prenez néanmoins vos précautions pour éviter les brûlures dues au soleil et les troubles intestinaux.



Temps vol : 8h30

Décalage horaire : GMT- 4 heures. Quand il est 12h aux Antilles, il est 17h en métropole en hiver et 18h en été.

Précautions à prendre : Évitez tout comportement qui pourrait être interprété comme empreint de néocolonialisme et demandez leur autorisation aux personnes que vous désirez photographier.

Pratique:

Poids et mesures
: système métrique

Electricité : 220 V 50 Hz

Indicatif téléphonique : + 590
Monnaie, change

L’euro est la devise de la Martinique et de la Guadeloupe et de ses dépendances. A Saint-Martin, le dollar américain a également cours légal et est accepté sur toute l’île. La carte de paiement est acceptée partout et on peut effectuer des retraits dans les banques ou distributeurs écnomiques.

Climat : la période de l'année la plus agréable s'étale de la mi-décembre à la mi-avril. Vient ensuite la basse saison, intéressante au niveau des tarifs, mais la météo est moins agréable.

Langue – Lexique

Le créole a longtemps été considéré avec un mépris raciste comme une simplification de la langue des colons permettant aux indigènes, au maîtres et aux esclaves de communiquer. Aujourd'hui, le créole (ou plutôt les créoles car on en distingue plus de deux cents) est reconnu comme une langue à part entière.

Homme : Nonm
Femme : Fanm
Chambre : Chanm
Maintenant : Alè
Fruit de la passion : Marakoudja-a
Cannelle : Kannèl
Mangue : Sé mango-a
Citron : Sé sitwon-an
Ananas : Zannanna-a
Banane : Bannann-lan
Maison : Kay
Epicerie : Boutil
Perroquet : Jako-a